La Mémoire -Cours 2004/2005-

La mémoire

 

I- Définitions et Généralités :

 

- C’est une fonction psychique dont l’intérêt remonte à la haute antiquité (2500 ans), elle a toujours eu un intérêt soutenu : au début elle a intéressé le médecin, le philosophe puis l’homme en général.

- A partir des années 50, les travaux ont connu un progrès grâce à des découvertes dans le traitement de l’information, l’intelligence artificielle (ordinateur), ce qui permis de faire des progrès importants dans la connaissance de la mémoire ainsi que le progrès de la neuroscience : par des méthodes biochimique, l’analyse de consommation du glucose qui a permis de déterminer les zones fonctionnelles du cerveau et notamment la mémoire.

- Au cours des dernières années, il y a un accroissement important des maladies neurovégétatives (ALZHEIMER, PARKINSON) du fait du vieillissement de la population et donc c’est devenu un problème de santé publique, et des patients doivent être pris en charge sur le plan social et médical.

- Ces états de démence touchent en premier lieu la mémoire dont les troubles vont devenir de plus en plus importants.

 

Définition :

La mémoire, c’est la capacité de :

-coder (engrammation des informations ou un apprentissage) ;

-les organiser ;

-les conserver (stocker) ;

-les restituer (remémoration).

 

Il faut tout d’abord recevoir l’information qui passe par les organes de sens.

Puis il faut organiser cette information, car la mémoire permet de mettre en réseau ces informations.

En effet, la mémoire est l’élément de base des fonctions cognitives, des activités mentales des personnalités, de la vie relationnelle, du comportement…

Elle permet à l’individu de se situer dans l‘histoire (sociale, familiale…) et dans son histoire et son environnement «  sans mémoire tout serait présent ».

La mémoire est avant tout, une fonction biologique et psychique et chaque perturbation au niveau du cerveau va perturber la mémoire.

 

 

II- les types de la mémoire :

 

2-1 la mémoire immédiate :

-Elle détermine l’empan (quantité d’information surtout verbale et visuelle que le sujet peu fixer après une seule représentation), cette capacité est très limitée et ce type de mémoire est très apparenté à l’attention comme il est tributaire de la motivation.

-En effet, pour certains, ce n’est pas une activité mnésique proprement dite, car elle est liée à la persistance de l’activité neuronale et corticale.

 

2-2 la mémoire récente ou à court terme :

-(Primaire, de fixation, de mémorisation ou encore mémoire antérograde). Elle dur quelque heures à quelques jours, éphémère et très fragile.

-Elle dépend de la répétition de la valeur affective, du stimulus et de la motivation.

-Elle est très vulnérable aux agressions comme les traumatismes crâniens…

-Il y a après, une sélection des informations de façon inconsciente (certains vont être éliminés et d’autres vont passer à  la mémoire) et seuls les souvenirs pour lesquels il y a une motivation et une coloration affective vont passer à la mémoire à long terme.

-le trouble le plus typique (amnésie de fixation, ou amnésie antérograde) est vu dans le syndrome de Korsakoff.

 

2-3 la mémoire à long terme :

(Secondaire, de référence, d’évocation, de mémorisation, antérograde). Il s’agit de souvenirs qui sont consolidés, durables qui peuvent revenir dans le champ de la conscience volontairement ou involontairement, longtemps après leur engramme.

 

Le retour involontaire des souvenirs se fait grâce à ce système de réseau d’information.

Donc cette mémoire permet l’apprentissage, la possibilité de stockage et de réutilisation des souvenirs suppose l’utilisation d’un support anatomique et neurophysiologique.

 

On décrit dans cette mémoire :

 

1-Mémoire procédurale :

Indirect, implicite, qui intéresse les souvenirs qu’on ne peur rappeler de façon direct, c’est tout le champs de l’inconscient

 

2-mémoire déclarative

Direct, explicite, tous les souvenirs qu’on ne peut rappeler de façon directe et volontaire. On décrit 2 types de mémoire :

 

            a- mémoire épisodique :

Qui intéresse l’histoire personnelle de l’individu (autobiographie) qui est lui-même le créateur et l’origine de l’information.

 

            b- mémoire sémantique :

            Tout ce qui permet l’apprentissage, le savoir, la culture.

 

 

III- Neuroanatomie de la mémoire :

Les structures impliquées dans :

 

3-1 : la mémoire immédiate :

 -la réticulée du tronc cérébral de façon activatrice, elle est responsable de la vigilance et donc de l’attention.

-L’iso-cortex préfrontal impliqué dans le processus intellectuel, la destruction de cette zone entraîne la perte de la capacité de focaliser l’attention, perte de focaliser l’information, diminue la capacité d’apprentissage.

 

3-2 La mémoire récente :

 

C’est le circuit de PAPEZ (Hippocampo-mamilo-thalamo_angulaire)

La destruction de ce circuit (trouble carentiel, anatomique, chimique) va entraîner une incapacitation d’y fixer l’information, le sujet devient incapable de fixer les informations à mesure qu’elles se produisent.

 

3-3 la mémoire à long terme :

Il semblerait que le stockage par les aires associatives se fait au niveau du néocortex. L’information passe entre les 2 hémisphères par les voies commissurales.

 

 

IV- Neurophysiologie et neurochimie :

 

4-1 : mémoire à court terme :

Il s’agit d’un mécanisme neurophysiologique qui détermine le marquage neuronal, c’est une trace électrique au niveau de la cellule neuronale.

Ce marquage est fragile et peut être effacé par agression du cerveau.

 

4-2Consolidation de l’information :

Elle va passer par 2 voies :

 

-Codage électrique :

C’est un influx nerveux répétitif qui passe au niveau neuronal et qui va déterminer la modification de la structure du neurone cible et une configuration structurale (mise en réseau) et va entraîner une croissance neuronale au niveau dendritique avec mise en place de nouvelles synapses

 

-Codage neurochimique :

Certainement, il est le support de la mémoire est l’ARN. Le message électrique qui va entraîner une modification de l’ARN sera contenu dans l’axone, ce qui entraîne la synthèse de protéines codées qui permettront le stockage de souvenirs.

 

4-3 Neurochimie :

Le neurotransmetteur le plus impliqué est l’acétylcholine (ex : déficit en ACh entraîne la diminution de la mémoire), ainsi, on utilise des médicament cholinergiques en cas de maladies de la mémoire.

 

 

V- Facteurs de la mémoire :

 

5-1- l’Age :

 L’état de maturation du cerveau conditionne les capacités mnésiques, l’âge idéal est entre 20 et 30 ans où le cerveau arrive à une maturation et à une capacité maximale.

 

5-2- Motivation : (coloration effective)

On retient plus les choses pour lesquelles on est motivé, et qui ont une coloration affective.

 

5-3 - L’apprentissage :

La répétition de l’information aide à la remémoration. L’apprentissage dans lequel le sujet est acteur permet de mieux mémoriser que s’il est spectateur.

 

5-4- Le niveau de l’intelligence :

Capacité d’intégration des informations avec d’autres. Il est possible de mémoriser d’une façon extraordinaire, une somme d’informations fabuleuses avec un niveau d’intelligence très bas, cela donne une mémoire mécanique(observé chez les idiots-savant) non synthétique

 

5-5- Niveau de vigilance et d’attention :

Favorise le processus de mémorisation ainsi que l’organisation et la cohérence du matériel à retenir

 

5-6- Existence ou absence de troubles neurologiques :

Les lésions cérébrales et troubles neurophysiologiques affectent plus ou moins gravement la mémoire en fonction de leur importance (anoxie cérébrale…)

 

 

VI- Exploration de la mémoire :

 

Se fait lors de troubles psychologiques, maladies neurologiques au cours desquels il y a une destruction des fonctions cognitives.

 

6-1- Exploration clinique :

A travers l’entretien avec le malade partiellement, on explore sa mémoire pour les événements qui le touchent personnellement ensuite on va exploser la mémoire au niveau des connaissances acquises.

Cette exploration va s’attacher et essayer de ressortir des événements et détecter des troubles de la mémoire récente ou ancienne.

 

6-2- Exploration psychométrique :

Test directif, étalonné :

-Echelle de mémoire de WECHLER ;

-Liste de mots de REY ;

-Liste de BENTON.

Ce sont des tests validés, ils vont mesure les performances de la mémoire du sujet.

Il s’agit des tests scientifiques universels qui sont donc utilisés et ont les résultats sont accepté pat tout le monde.

 

 

VII- Troubles de la mémoire : 3 types

 

7-1- Amnésie :

Déficit de la mémoire jugé par l’incapacité de restituer un souvenir des événements. Cela peut être.

            -Amnésie de fixation (d’un nouvel élément)

            -Amnésie d’évocation (touche un événement ancien)

            -Amnésie mixte. (La fixation et l’évocation touchées)

 

7-2- Hypermnésie :

Exaltation de la mémoire, est observée particulièrement dans certaines pathologies.

Ex : l’accès maniaque ou lors de la prise de certaines substances toxiques.

 

7-3- Dysmnésie :

Distorsions de la mémoire.

7 votes. Moyenne 1.71 sur 5.

Commentaires (2)

1. jdpmr 07/04/2006

virooooo svp !!

2. abcd_y 07/04/2006

lkmala dial l anat ,o dial immuno !! wach salat bastério spé ???,

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

BS_BoY® tout les droits réserver copyright BS_Inc.© 2006

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site